Evillers (25520) - Eglise de l'Assomption

 

« La simplicité à travers la nouveauté »

 

Le Village :

 

Evillers est situé dans le Haut-Doubs, dans la périphérie de Levier.

Elle ne porte ni le code postal « 25270 » ou « 25330 », mais bien « 25520 ».

Le maire, réélu aux élections de 2026, est nommé Monsieur DESCOURVIERES.

Ce village est le petit lieu stéréotype d’un petit bout de civilisation – comme j’aime le décrire -, avec des champs, des vieilles bâtisses et fermes, ainsi que ce haut clocher orange qui se dresse sur la commune !

Le plateau, dénudé de toutes habitations, et entouré de forêts sur la périphérie du village, offre une vue épurée sur l’ensemble du lieu et fait respirer les paysages.

L’église de l’Assomption :

 

L’église d’Evillers, sous la protection de la Vierge-Marie, située à l’entrée du village, aurait eu son premier édifice en 1493, construite en pierre de taille et reconstruite de 1745 à 1748, pour le clocher et la nef.

Cette dernière a été victime du passage des troupes de notre tristement célèbre Bernard De Saxe-Weimar, durant la guerre de Dix Ans.

Le clocher, des années 1745 ou 46 et le chœur de la nef des années 1748.

La chaire et les confessionnaux sont sculptés par le maître-sculpteur Augustin Fauconnet, tandis que le reste du mobilier est inspiré du baroque italien.

Voici la description du mobilier de l’église :

Nous avons tout d’abord un retable, celui du maître-autel, qui a été sculpté par les frères MARCA, sculpteurs italiens. Elle porte une fresque de la Très-Sainte Vierge-Marie qui se fait couronner.

Ensuite, les sculptures représentant Saint-Guérin, le patron des animaux (domestiques), et Saint-Orat, Evêque d’Aoste qui fut décapité.

Pour continuer, côté fresques, nous avons La Sainte Vierge-Marie remettant le Rosaire à Saint-Dominique, la deuxième fresque montre la remise de scapulaire, et la troisième fresque qui représente l’Immaculée-Conception de Marie.

Nous entrons dans l’église. Une belle luminosité filtrée comme toujours par les couleurs des vitraux nous rend un visuel assez agréable de l’église, mais restant que très légèrement sombre

L’accès au clocher :

 

Pour accéder au clocher, il faut aller dans le porche de l’église, et passer par une toute petite porte à gauche. Des escaliers en colimaçon, une 15aine de petites marches en pierre attendent.

Ensuite, il faut monter une première échelle de meunier, puis une seconde qui nous ramène vers la charpente de la nef et l’ancienne horloge, ensuite une 3e, une 4e pour nous retrouver juste sous les cloches et enfin une dernière pour nous retrouver devant les deux belles.

Les cloches :

 

Surprise !

Nous avons ici une Paccard et une Bournez, sauf que les écrits de l’Abbé Louis Boiteux mentionnent une autre cloche à la place de la Paccard, qui aurait été fondue par les Bournez mais seulement pas le fils, sans son père. Il avait une quinzaine d’années.

Elle fut refondue en 1949, et donne le SOL3, mesurant 100cm de diamètre pour un poids de 590kgs.

La Grand’Cloche, bien que peu massive, émet, elle, le MI3, et est restée en haut. Elle n’a pas eu la même chance que sa petite sœur…

Elle mesure 121cm de diamètre pour un poids de 991kgs, et nous vient de François-Joseph et Généreux-Constant Bournez, de Morteau.

Agréable surprise de voir que la plus petite des deux fut refondue et j’ai réussi à l’identifier instantanément, au premier coup d’œil sur les anses quand je suis monté à l’échelle.

Je trouve la sonnerie plutôt sympa, mignonne comme tout, simple mais très douce à écouter si elles sont bien sonnées.

(Par ailleurs, je m’excuse pour le grand manque de photos au niveau de la petite cloche, je me suis plutôt concentré sur ses plans vidéos sur le reportage !)

TEMPORA II a les mains à la pâte pour les automatismes.

Cloche 1 : « Jeanne-Marie », Diamètre 121,1cm, Epaisseur 8,0cm, Poids 991kgs, Fondue par F.-J. & G.C. Bournez, à Morteau, en 1816, Emet le MI3 ;

Cloche 2 : « Marie-Benjamin », Diamètre 100,1cm, Epaisseur 7,1cm, Poids 590kgs, Fondue par les Fils de Georges Paccard, à Annecy-Le-Vieux, en 1949, Emet le SOL3 ;

 

La Vidéo :

 

 

Les Remerciements :

 

Je remercie comme il se doit Monsieur Descourvières Jean-Philippe, le Maire de la commune, pour son autorisation de monter dans le clocher et de réaliser le reportage comme il se doit.

Je remercie la personne qui se charge des lieux, de m’avoir ouvert la sacristie, ouvert l’église ainsi que de m’avoir ouvert les portes de l’église.

 

Le soutien m’est parvenu directement du Maire