L’accès au clocher :
Pour aller dans le clocher, passer dans le porche, puis une porte est implantée dans un espace entre les portes du porche et les portes de la nef : les double-portes !
On entre dans l’escalier qui longe le mur du porche pour nous retrouver dans une grande salle avec l’horloge mécanique encore en fonctionnement (sur le porche), puis une grande échelle de meunier nous mène vers les cloches.
Les cloches :
Deux cloches habitent ce petit clocher.
Tout d’abord, laissez-moi vous décrire la petite cloche, qui aux apparences, ressemble à du Bournez (précisément soit du François-Joseph ou ses fils).
Je dis « aux apparences » car elle n’est pas signée, mais les grappes de raisin, la calligraphie des inscriptions, le profil et le battant me laisse à penser au fondeur Bournez.
Il y a même le nom de la commune et la section à laquelle cette cloche est destinée (séparée du reste des inscriptions) : très typique de la fin de l’activité Bournez !
Elle ne porte pas de nom, je l’ai donc nommée Elisa-Benjamine, selon le nom de ses parrains / marraines.
Je vais désormais porter votre attention sur sa grande sœur située à sa gauche.
Elle se nomme Françoise-Adélaïde, et son joug a été changé, car trop endommagé.
Elle démarre très subitement après deux coups de moteurs, à cause de son joug droit (donc sans contre-poids) et de son battant très léger à chasse longue !
Fondue par le père et le fils Humbert, littéralement François et François Humbert, à Morteau (on ne change pas une usine qui « gagne » !)
Cette cloche appelle comme elle le dit « petits et grands, jeunes et vieux » à je cite « pour que votre zèle vous donne asile dans les cieux »
J’adore cette cloche qui me fait drôlement penser à la petite cloche de Saint-Hippolyte (même profil, mêmes décorations, etc...) ! Elle donne le FA#3, une note que je n’apprécie pas, mais qui me donne des frissons !