L’accès aux cloches :
Alors, gros coup de bol ! Une entreprise vient pour réparer le toit de la nef, car il y eut des infiltrations d’eau (comme dit plus haut).
Alors, quel est le rapport ? Eh bien, on n’accède pas dans le clocher par une porte en dessous du porche, mais une porte perchée sur un mur du clocher, et vu que l’entreprise travaille sur le toit, et bien un échafaudage est installé, jusqu’au toit du clocher !
Ensuite, deux échelles de meunier sont à prendre pour atteindre les cloches...
Les Cloches :
Grande surprise en arrivant en haut ; je vois une cloche, deux, puis une troisième entre les deux grosses, minuscule !
Parlons de la plus grande, la plus imposante et la plus belle à écouter ! Cette cloche est la première de la fonderie F.-X. ROY que je recense, il était fondeur à Morteau, juste avant les Bournez !
Elle a pour diamètre 128,8cm... pour un RE presque bémol, de l’octave 3. Elle fut fondue en 1776, ce qui fait d’elle une cloche historique.
Cette cloche fut très difficile à déchiffrer au niveau des inscriptions, car elle fut en grande partie buriné par les Révolutionnaires. Je sais son nom, le prénom du parrain et de la marraine, celui du curé de l’époque, mais pas la fonction de chacun d’eux, je ne sais pas...
La moyenne est elle plus simple, mais très grosse ; elle chante le MIb3.
Elle a été fondue par Généreux-Constant et Pierre-Alexis Bournez, en 1842.
Elle se nomme Marie-Joséphine, et pèse 999kgs, allez 1000kgs pour arrondir !
Cette cloche a du mal à sonner des deux côtés des bords, du fait de son angle de volée. De temps en temps, elle fait des manqués lors de la sonnerie du plenum.
Puis, la minuscule cloche, entre ses grandes sœurs, est une œuvre qui vient adoucir la sonnerie, bien qu’elle ne soit pas très audible. Elle ne porte pas le nom de son créateur, et je n’ai strictement aucune information sur le fondeur de cette cloche (peut-être un fondeur itinérant...).
Elle chante la douce note du FA4, et pèse un peu moins de 100kgs (poids calculé : 99kgs).
Alors, ce trio vous donne envie de vous faire entendre ce que ces trois dames ont à dire ? Oui ? Non ? Alors, c’est en bas de la page, comme d’habitude !