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"Un imposant duo qui en dit beaucoup dans une belle Cité de Caractère"

 

Le village :

 

Le village Saint-Hippolyte est un petit village calme situé dans le département du Doubs. Ce village, vieux de 984 années très précisément, a été classé en tant que « Cité de caractère » et de nombreux bâtiments ont été enregistrés dans les listes et les Inventaires Supplémentaires des Monuments Historiques ! Ce petit village regorge de végétations, des arbres, énormément d’arbres, des végétaux, de la faune de part et d’autre de la cité comme des oiseaux, etc… Le village n’est non seulement très dense en végétations, mais est aussi densément occupé par des petites maisons très anciennes, et des monuments divers et variés. La cité est donc très touristiquement parlant attirant pour les étrangers venant des quatre coins du monde…

 

Son église :

 

L’église est nommée « Notre-Dame du Mont ». Son histoire est très contrastée : en 1303, le comte Jean II de la Roche, fondit un chapitre de 8 chanoines. Pour abriter les chanoines, il faut bien-sûr bâtir une collégiale, qui sera placé dans la place principale du village, au bord du Doubs. En 1308, les travaux commencèrent.

A l’intérieur de l’ancienne collégiale, un ensemble de 8 autels étaient placés, pour que les chanoines puissent lire différentes messes ensemble. Aujourd’hui, ce mobilier a disparu…

Pendant 34 ans, le Saint-Suaire ou le Suaire de Turin fut mis à l’abris dans cette collégiale, pendant la guerre de 100 ans. Les années passent, les chanoines meurent et sont remplacés jusqu’à une année, où tout a basculé !

Durant la guerre de 10 ans, les troupes de Bernard de Saxe-Weimar vint à Saint-Hippolyte, et brûla le clocher gothique de l’église avec ses mercenaires. La grosse cloche de l’église fut fondue sous la chaleur ardente du feu du clocher.

Le clocher initialement gothique fut remplacé par le clocher que nous connaissons tous, le clocher comtois, mais ce clocher est un clocher comtois dit « à bulbe » car il ne se prolonge pas, et fait une seule courbe, finalement se refermant… Le clocher est donc le même qu’il y a plus de 350 ans. Nous ferons donc une nouvelle coulée de 2 cloches, dont on ne connait toujours pas l’origine encore aujourd’hui…

Arrivé à la Révolution Française, l’église fut pillée et tout le mobilier, ainsi que les cloches, furent enlevées. Les 2 cloches sont refondues en canons et en pièce de monnaie.

L’église a donc subi, pour conclure l’histoire, de nombreuses tragédies, de nombreux massacres et des destructions massives.

Petite anecdote assez glauque : 

Dans l'ancien temps, l'orgue, dans la tribune, fonctionnait. Une organiste a perdu la vie... sur le clavier de son orgue !

Comment l'a t-on su ? Sa tête est restée posée sur le clavier, ce qui a joué un accord sans fin, et on s'est rendu compte qu'il y avait un problème (en plus qu'elle ne sortait pas de sa tribune...)

Un autre organiste, mais cette fois-ci un homme, le veuf de l'ancienne organiste, a perdu la vie, tombant à cause de son membre inférieur manquant (jambe en bois, car il a fait la guerre d'Algérie), en descendant les escaliers dans lesquels je vais monter pour aller au clocher 

L'orgue est assuré par une association, mais ne chante que très peu. Aujourd'hui, plus personne ne sait comment jouer de l'orgue et surtout leur envie joue beaucoup sur son utilité. La paroisse n'a pas envie et ne va pas recruter quelqu'un pour jouer de l'orgue dans l'église de Saint-Hippolyte.

La montée au clocher :

 

La montée au clocher se fait par une porte blanche sans poignée assez camouflée pour accéder à l’orgue et au chœur (de là où l'organiste est tombé...). De là, il faut s’enfiler dans un espace entre le mur du clocher et l’orgue, et nous sommes sur la planche carrée de l’auréole sous le porche. Il nous faut monter deux échelles de meunier, pour tomber sur une ancienne horloge Prêtre & Fils, qui ne fonctionne plus. Et ensuite, il nous faut monter encore une échelle de meunier pour arriver dans le beffroi.

De plus, un autre escalier de meunier est à monter pour arriver dans la charpente du dôme comtois avec le planétaire (ou horloge à transmission mécanique…), qui contrôle les cardans (‘fin, c’est le tableau de commandes de la sacristie qui le contrôle, le planétaire sert juste à montrer l’heure depuis les cadrans !)

 

Les cloches :

Depuis ce beffroi, nous pouvons remarquer que ce dernier est assez large, et que l’on peut de déplacer aisément. Les deux cloches ont été fondues dans la même ville, Morteau, mais de deux fondeurs distincts : François Humbert (la petite) et Emile Bournez (pour la grosse).

La grosse cloche chante le Ré3 alors que sa petite sœur chante le Fa3 de basses nuances (entre le Fa et le Mi).

Les deux cloches sont munies de marteaux de tintements.

Au niveau du mode des sonneries, les heures sonnent 1 fois par la grosse cloche, et la répétition de l’heure s’effectue par elle-même. Les demi-heures sont tintées par la grosse cloche 1 fois.

Les angélus sont sonnés en 3x3 coups par la grosse cloche, et la volée de la petite cloche s’ensuit.

Les glas ne sont pas sonnés après chaque angélus de midi, mais sont sonnés systématiquement après que le décès a été constaté par la paroisse, et le presbytère. L’avis de décès est imprimé, et une fois ceci, la personne s’occupant de l’église (nom en pied de page), va à la sacristie de l’église, et lance les deux cloches à la volée. La sonnerie des deux cloches se répète 2 fois le jour de la cérémonie ; une fois après l’angélus de midi, et une fois 5 minutes après la cérémonie.

J'ai pu sonner, pour ma trosième visite, la grosse cloche, en tractant la roue de moi-même ! Une drôle de sensation, mais un peu fatiguante...

 

Descriptions de ces deux mémères :

 

Cloche 1 : "Marie-Sophie-Melchoir-Augustine", Diamètre 140,2cm, Epaisseur 10,1cm, Poids 1678kgs, Fondue par Emile BOURNEZ à Morteau en 1862, Chante le RE3 ;

 

Pour m'écouter en solo, cliquez-moi !

Cloche 2 : "Jeanne-Antoinette", Diamètre 112,4cm, Epaisseur 7,5cm, Poids 784kgs, Fondue par François Humbert à Morteau en 1832, Chante le FA3 (Basses Nuances) ;

 

Pour m'écouter en solo, cliquez-moi !

La Vidéo :

 

 

Les Remerciements :

 

Je remercie infiniment la municipalité de Saint-Hippolyte, pour leur accord favorable, accordé en juillet ou en juin, la visite a eu lieu en septembre ^^’ !

Je remercie mes trois accompagnateurs de mes trois visites : Alain Busson, Patrick Jeannin et Joann Cavatz de m'avoir si bien aiguillé et guidé dans ce fabuleux clocher !

Enfin, je remercie Evelyne Henouille, pour avoir fourni la clé du clocher, ainsi que de sa gentillesse énorme !

 

Soutenu par la municipalité de St-Hippolyte :

 

Lien du site de la ville de St-Hippolyte