L’accès aux cloches :
L’accès aux cloches se fait en franchissant tout d’abord la porte juste sous le porche à gauche.
Puis, une série de marches dans un escalier en colimaçon en pierre est à gravir pour arriver (à la moitié de l’escalier), à la porte pour aller dans les tribunes.
Cette tribune, comme en témoigne Mr le Maire, est utilisée par certains octogénaires et autres anciens du village afin de suivre les offices.
Puis, nous continuons notre ascension pour nous retrouver à l’étage de la charpente de la nef.
Nous devons monter deux petites échelles de meunier pour atteindre deux paliers différents, peu conséquents, pour arriver devant une énorme échelle de meunier, très large, pour arriver 40 ou 50cm en dessous des cloches. Il nous faut poser le genou sur la base du beffroi métallique pour nous retrouver juste devant la petite cloche.
Les Cloches :
Dans ce clocher peu spacieux, nous retrouvons deux belles cloches, bien décorées et bien entretenues, l’une que l’autre.
Elles sont très grasses, je pense qu’il y a dû avoir une restauration des cloches, car presque aucune trace de fientes de pigeons ou d’oiseaux n’est à remarquer.
Parlons de la plus grosse de l’ensemble, qui elle, sort tout droit de la fonderie de Robécourt, et plus exactement celle des Farnier Frères !
Elle fut fondue, livrée, bénite et installée en 1888 à Valoreille !
Cette cloche a pour parrain Auguste POETE et pour marraine Adèle BOITEUX, ce qui lui donne le doux nom d’Adèle-Augustine !
Cette cloche est la plus décorée de l’ensemble, avec l’effigie de Saint-François-Xavier, la Vierge Marie, le Christ en Croix, et beaucoup de très belles frises de fleurs, de feuilles, et de belles formes.
Entre les inscriptions, il y a une très belle gravure de Jésus-Christ, avec la phrase « Le Très-Saint-Sauveur » !
Pour terminer, elle porte une phrase sur ses inscriptions, « PSALLAM DEO MEO QUANDIU FUCRO », qui veut dire : « TANT QUE JE SUIS EN VIE, JE CHANTERAIS LES LOUANGES DU SEIGNEUR ».
Passons à la petite cloche, qui est très intéressante !
Cette cloche est l’œuvre de Louis LEONARD, fondeur avant la Révolution Française, qui a d’ailleurs été sauvée de tout les malheurs qu’ont vécu ses autres sœurs fondues elles aussi avant la Révolution.
Cette cloche est la deuxième de ce fondeur recensée sur ce site, avec une date précise d’octobre 1763 !
Je suis amoureux de cette cloche de par un aspect sonore bien atypique, puisqu’elle émet un SOL#3, très métallique, dont je reconnais à 100% cette signature sonore !
Sur elle, se porte des frises de draps et de sortes de cordes en dessous des inscriptions.
Nous retrouvons aussi des figurines, tels que la Vierge à l’Enfant-Jésus, un Evêque, un Christ en Croix, ainsi qu’un ange tenant un livre, qui est sans doute la Bible.
Enfin, sur cette cloche se trouve des têtes d’anges, d’anges très jeunes comme en témoigne la liturgie Chrétienne.